Autochtones × Ukrainiens · Prairies canadiennes · années 1890 → aujourd’hui

Deux grands-mères.Un seul foulard.Une histoire portée par les générations.

BABA & KOKUM est un projet de récit vivant sur les vies autochtones et ukrainiennes dans les Prairies depuis les années 1890, raconté par un foulard fleuri imprimé, la mémoire des familles et une histoire sourcée.

Nous suivons ce qui est documenté, signalons ce qui relève du souvenir et laissons aux co-auteurs autochtones le soin de décider comment leur part de l’histoire est racontée. Aucune communauté ni organisation autochtone n’a encore endossé ce projet ni ne s’y est associée.

Illustration du projet : une baba ukrainienne
BABA ukrainien : grand-mère
Illustration du projet : un foulard fleuri imprimé
Le foulard fleuri imprimé хустка · kokum scarf
Illustration du projet : une kokum des Prairies
KÔHKOM cri : « ta grand-mère »
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Années 1890 Les concessions ukrainiennes s’étendent dans les Prairies, sur des terres déjà prises aux nations autochtones
Générations Voisinage, échanges, cadeaux, distance et lois coloniales
Aujourd’hui Une histoire reconstruite à partir des sources et des familles

Illustrations du projet. Les sources d’archives sont nommées dans chaque chapitre.

Illustration du projet : des personnes réunies en cercle de récit
Illustration du projet. Les chapitres nomment leurs sources d’archives et publiées.
L’histoire en quatre temps

Des récits chaleureux et une histoire dure, tenus ensemble

Les récits de voisinage portent de la chaleur. En dessous se trouve le système colonial qui a ouvert les Prairies aux concessions ukrainiennes sur des terres prises aux peuples autochtones. Le projet tient les deux.

La terre dessous

Les familles ukrainiennes ont reçu leurs concessions parce que la terre avait déjà été prise. Patty Krawec, autrice anishinaabe-ukrainienne de la Première Nation de Lac Seul : « La terre où ils se sont établis, les 160 acres qu’on leur a donnés dans les plaines, n’était pas vide après tout. Elle avait été vidée. » (Rampant Magazine, 14 mars 2022.)

Années 1890 · arrivée

De nouveaux voisins sur une terre ancienne

Des familles ukrainiennes commencent à bâtir leurs fermes dans les Prairies. Les nations autochtones y vivaient déjà, sous le déplacement, les réserves et le système de permis. Leurs histoires se rencontrent dans un système inégal.

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Générations · vie quotidienne

Ce dont les familles se souviennent

Les récits de voisinage parlent d’échanges, de cadeaux, de nourriture, de plantes et de vêtements. Certains sont documentés ; d’autres vivent dans la mémoire des familles, et le projet indique lesquels.

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Le foulard · un fil visible

Un tissu fleuri familier

Le fin foulard fleuri imprimé appartient à la vie des familles ukrainiennes et à celle de nombreuses familles autochtones des Prairies, où « kokum scarf » le lie aux grands-mères. Le projet suit l’objet et laisse son origine aussi ouverte que les sources la laissent.

Ce qui est documenté sur le foulard →
Aujourd’hui · inachevé

Une histoire qui attend d’autres auteurs

L’équipe ukrainienne-canadienne a construit le travail numérique jusqu’ici. La part autochtone revient aux co-auteurs et aux gardiens du savoir autochtones : l’écrire, la modifier, en retirer des passages ou la refuser.

Comment fonctionne la co-écriture →
Pourquoi c’est important

Un symbole partagé ouvre une conversation plus difficile, et meilleure

Le foulard rend l’histoire humaine d’emblée : des grands-mères, des photos de famille, des vêtements, des cadeaux. De là, il mène à l’histoire en dessous : la terre, les politiques, et les voix qui manquent encore.

Notre règle : sourcer, signaler, corriger.

Les preuves publiées sont liées. La mémoire familiale est signalée comme mémoire. Les corrections des communautés décrites ici l’emportent sur nos textes. Le but est un récit vivant et responsable d’un passé partagé et divisé.

Le projet est ouvert

Apportez une histoire, une correction, un foulard, ou aidez à décider de ce qui doit rester non dit

Nous cherchons des co-auteurs autochtones, des gardiens du savoir, des artistes, des familles, des enseignants et des organisations qui veulent façonner ce que devient BABA & KOKUM. Le premier pas : une tasse de thé ou un appel de trente minutes.